Le président américain Donald Trump retourne à la Maison Blanche à Washington, D.C.
Donald Trump a affirmé lundi que des discussions avaient eu lieu au cours des dernières 24 heures entre les États-Unis et l'Iran, et permis de dégager des "points d'accord majeurs", au nom desquels il a reporté sa menace de frapper les centrales électriques iraniennes.
Le président américain a ajouté que son envoyé spécial pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et son gendre Jared Kushner, s'étaient entretenus avec des responsables iraniens dimanche et que les discussions se poursuivraient lundi, en dépit de démentis venant de Téhéran.
"Nous avons eu des discussions très, très constructives. Nous verrons où elles nous mèneront. Nous avons des points d'accord, des points majeurs, je dirais même presque tous les points d'accord", a-t-il dit à la presse en Floride.
Lors d'une intervention ultérieure à Memphis, dans le Tennessee, il s'est montré très optimiste sur la possibilité de parvenir à un accord. "Avec l'Iran, nous négocions depuis longtemps et cette fois-ci, ils sont sérieux", a-t-il assuré.
"Nous nous donnons cinq jours, et nous verrons où cela nous mènera. Je dirais qu'à la fin de cette période, il se pourrait bien que cela se révèle être une très bonne affaire pour tout le monde."
Donald Trump a refusé de préciser avec qui les États-Unis s'entretenaient en Iran, mais a indiqué qu'il ne s'agissait pas du guide suprême, l'ayatollah Mojtaba Khamenei, affirmant même qu'un "changement de régime" est en cours.
"Nous traitons avec l'homme dont je pense qu'il est le plus respecté et le dirigeant" de l'Iran, a-t-il dit.
LE PRÉSIDENT DU PARLEMENT IRANIEN DÉMENT
Un responsable israélien a ensuite déclaré que l'interlocuteur de Washington était le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf, l'une des rares figures clés de la République islamique encore en vie depuis le début des frappes israéliennes et américaines sur l'Iran.
L'intéressé a toutefois démenti sur X être en contact avec Washington, qualifiant de "fake news" les informations relatives aux discussions et dénonçant une tentative de manipulation des cours du pétrole.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a affirmé de son côté qu'il n'y avait aucune communication directe ou indirecte avec les États-Unis, malgré des propositions en ce sens de médiateurs, et accusé Donald Trump de chercher à "gagner du temps".
Lundi matin, Donald Trump a renoncé à sa menace de cibler le réseau électrique iranien si le détroit d'Ormuz n'était pas rouvert "dans les 48 heures", déclarant qu'il reportait toute frappe contre les centrales électriques et les infrastructures énergétiques.
La réaction des marchés a été rapide et marquée. Les cours du pétrole ont chuté brutalement, le dollar s'est déprécié face aux autres grandes devises, les marchés boursiers ont rebondi et les coûts d'emprunt des États ont reculé.
Le changement de posture de Donald Trump est intervenu après que l'Iran a menacé d'attaquer les centrales électriques israéliennes et celles alimentant les bases américaines dans la région du Golfe si les États-Unis ciblaient le réseau électrique iranien.
Le détroit d'Ormuz sera "ouvert très prochainement" si les négociations aboutissent, a déclaré Donald Trump, ajoutant que cette voie maritime serait "contrôlée conjointement", sans toutefois préciser par qui.
"Peut-être moi. Moi et l'ayatollah, quel qu'il soit, quel que soit le prochain ayatollah", a suggéré le président américain.
(Susan Heavey, Toby Chopra et Doina Chiacu, version française Claude Chendjou et Tangi Salaün, édité par Blandine Hénault et Benoit Van Overstraeten)

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